Sam12162017

Last updateT3_DATE_FORMAT_LASTUPDATE

Taille police

Profil

Style du menu

Cpanel

Serigne Modou KARA et Ahmet Khalifa Niass pour un pôle politique des religieux

Touba 2017: Zikroulah Cheikh Ahmadou KARA avec la cellule de Thies

Direct Magal Touba 2017 à Darou Mouhty avec Serigne Modou KARA Mbacké : Matin1

Serigne Modou KARA révèle la conversation entre Serigne Touba et les djines de wire wire

Gamou de Cheikh Ahmadou Kara Mbacké à Ndiarëm Diourbel_part 2

Gamou de Cheikh Ahmadou Kara Mbacké à Ndiarëm Diourbel_part 1

Magal Touba 2017: Discours de Borom Darou Noreyni

Touba 2017 : Retrouvailles émouvantes entre Serigne Modou KARA et son frère Borom Darou

Serigne Modou Kara : "HUQQAL BUKKA-U" FAUT-IL PLEURER LES MAÎTRES SOUFIS ?

Magal Touba 2017: Ziar commandos de la Paix au Général de BAMBA

Wadjal Magal Touba :Journée Safar à Thies: marche avec Serigne Modou Kara Mbacké

Cheikh Ahmadou KARA mobilise plus d'1 millier de jeunes à la rescousse des populations Ndamatou

Safar à la mosquée Massalikul Jinaan de Dakar avec le Général Kara. part_1

Ziar inédit de Serigne Modou KARA en position agenouillée faisant le tour de la mosquée de Touba

La Vérité sur les échanges entre Serigne Modou KARA et le Dahira Khidma dans la mosquée de Touba

Serigne Modou KARA condamne les dérives sur le net envers certains dignitaires de Touba

Révélations des secrets du poème ''Matlaboul Fawzaïni'' par le Général KARA_Part 2 en Français

Cheikh Ahmadou KARA Mbacké offre ses terres de Bambilor pour un projet de l'armée nationale

Serigne Modou KARA partage un ver de Xassaïdes comme protection contre la violence des agresseurs

1997 : Le Général de Bamba vaporisant un parfum très cher dans le Mausolée de Serigne Touba

Back Vous êtes ici : Home religion Femmes Mame Diara Bousso un Modèle Pour la Femme Africaine

Mame Diara Bousso un Modèle Pour la Femme Africaine

 

Certes, les exemples de femmes vertueuses, méritoires et dont la vie est très édifiante, aux yeux de l’Islam, sont légion.Le texte coranique, à ce propos est, on ne peut plus clair.

D’un coté, le Coran condamne, sans équivoque, les pratiques discriminatoires à l’endroit des femmes.La sourate 16 »An-Nahli »(Les Abeilles au verset 59, dénonce avec la dernière rigueur les pratiques des idolâtres qui s’estimaient déshonorés par la naissance d’une fille en ces termes :« Il se cache des gens à cause du malheur qu’on lui o annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l’enfouira-il dans la terre ?Combien est mauvais leur jugement ! La sourate 81 « At-Takhwir ».La sourate « l’obscurcissement »au verset 9, quant à elle, pour le

même délit, prononce une interrogation qui est en fait une condamnation sans appel :

« Pour quel pêché a-t-il été tuée ?

En effet, dans certaines civilisations primitives, la femme était considérée, comme, une source de malédiction, un mal nécessaire, une monnaie d’échange, ou un simple objet de plaisir.

D’un autre côté, le texte coranique fonde un statut de l’être humain, qui exclut toute idée de discrimination, entre hommes et femmes.

Aux deux catégories, le texte oppose les mêmes devoirs et obligatoires, et promet les mêmes récompenses ou punitions, pour les mêmes actes. DIEU dit :

« Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a crées d’un seul être, et de cet être tira son conjoint, et de leur union fit proliférer tant d’autres humains, hommes et femmes ! Craignez DIEU au nom de Qui, vous vous implorez mutuellement assistance !

Respectez comme il se doit, les liens du sang !

Le seigneur a l’œil constamment sur vous »

Sourate 4 « An-Nisa » (LES FEMMES) Verset 1.

Dés lors, il est clair qu’aux Yeux de DIEU, les hommes et les femmes sont également placés devant les mêmes impératifs.

Il n’y a en lice, que des êtres humains, des créatures de DIEU, qui, chacun et individuellement, sont responsables de leurs actes dont ils répondent personnellement.

Cela signifie, qu’à l’égal de l’homme, la femme peut accéder aux responsables, pour les mêmes actes ou endurer les mêmes sanctions, pour les mêmes manquements.

D’ailleurs partout où le texte coranique parle aux hommes, il parle parallèlement aux femmes :

« Les musulmans et les musulmanes, les croyants et les croyantes, ceux et celles qui obéissent totalement, ceux et celles qui sont véridiques et sincères, ceux et celles qui font toujours preuve de patience,ceux et celles qui sont profondément recueillis,ceux et celles qui font de l’aumône,ceux et celles qui observent le jeûne obligatoires,ceux et celles qui volent leurs parties honteuses, ceux et celles qui ne cessent d’invoquer DIEU, ceux-là,DIEU leur a préparé une absolution et une récompense énormes ».Sourate 33 « Al Ahzab » (les Coalisés) Verset 35.

 On imagine que l’islam n’a pas attendu le 20 éme siècle pour évoquer le phénomène « genre ».La femme, en Islam,a d’effet un statut de pleine majorité,de pleine maturité,de pleine responsabilité.La conséquence est que nos sœurs en l’islam doivent,au même titre que leurs compagnons,être correctement édifiées sur tout ce que leur religion exige d’elles en terme de bonne conduite,d’actes méritoires,de dévotion,bref,de pratiques culturelles.

Il peut donc être intéressant de proposer à leur méditation, la vie et l’œuvre de SOKHNA DIARRA . Ce sera,à coup sûr,une source d’inspiration inépuisable,dont elles pourront tirer les ressources susceptibles,de les aider à bien conduire leur vie,dans le but de gagner des félicités éternelles.

 

Certes, les exemples de femmes vertueuses, méritoires et dont la vie est très édifiante aux yeux de l’islam sont légion.

Toutes ont eu une vie exemplaire à tout point de vue et peuvent être citées en exemple.

QUI EST SOKHNA DIARRA

A-    Généalogie

De son vrai nom Mariama Bousso, elle nous est parvenue en 1833 à Golléré, petite localité du Fouta.

 Fille de Mouhamed Bousso,fils de Hammad, fils de Aliou Bousso,elle descend d’une lignée dont l’origine chérifienne attestée remonte jusqu'à l’Imam hassan fils de Ali fils de Abu Talib(Que Dieu l’honore) et Fatimata Biçntou Rassoul.

  De cette ascendance, elle a hérité d’une piété tellement pure qu’elle  a acquis le surnom de Jâratul-Lahi c'est-à-dire La Voisine de Dieu .A sa vénérée mère, Sokhna Asta Wallo, elle doitue très solide formation dans les sciences religieuses (législation islamique, théologique), et une profonde maîtrise de la pratique du Soufisme, science que la plupart des musulmans de la sous région ignoraient à l’époque.

B- Education et Formation Religieuse

De son  ascendance aussi bien paternelle, que maternelle, Sokhna Diarra a hérité d’une forte tradition d’érudition en Science coraniques, et d’une profonde piété. Sous la férule de sa vénérable mère Sokhna Asta Wallo, elle a achevé à 14 ans son premier Muchaf (rédaction de mémoire du Saint Coran).

  Contrairement à sa mère  qui a vécu plus de 130 ans, sa vie n’a pas été longue (seulement 33 ans). Pourtant , elle est crédité d’une production de plus de 40 exemplaires du Livre sacré écrit de sa main, car elle était « passée maître » dans l’art de la calligraphie.

 Dans le sillage de la tradition familiale ,elle s’est ; elle même appliquée à perpétuer les pratiques méritoires comme la vivification des foyers de formation religieuses, la mémorisation du coran, l’enseignement des sciences religieuses et la pratiques du soufisme.

Ainsi, elle est arrivée à une maîtrise parfaite de la théologie, de la Jurisprudence et du  Taçawuuf.

SES QUALITES ET VERTUS EXEMPLAIRES

A-Sa piété

Il est donc établi que la pratique religieuse ne saurait être agréée, si elle n’est pas assise, sur un savoir bien maîtrisé. D’ailleurs, Cheikh Akhmadou Bamba a dit :

« Celui qui, ayant acquis le savoir, ne s’emploie pas à conformer  ses comportements et conduites à ses connaissances, est comparables à un âne qui ploie sous le fait d’un lourd chargement de livres savants (et qui, bien entendu, ne saurait profiter de tant de sciences.) »

Puisqu’il en est ainsi, nous disons que Sokhna Diarra, elle, est le parfait exemple d’une piété incommensurable, fécondée par une connaissance insondable des Sciences religieuses.

Jamais de sa vie, elle n’a manqué une prière. Mieux, elle n’a jamais accompli une prière sans la faire précéder d’ablutions scrupuleusement exécutées. De même, chacune de ses prières soigneusement accomplies, à l’instant requis et dans l’orthodoxie la plus pure, est invariablement conclue par une séance de wird.

En dehors du mois béni de Ramadan, elle s’adonnait souvent à la pratique du jeûne surérogatoire ou méritoire.

Alors qu’habituellement, les femmes se distinguent par le papotage ou le commérage, Sokhna Diarra, pendant qu’elle s’occupait des travaux domestiques ou dans ses va et vient entre le puits et la maison, récitait entièrement, le Dalà-ilul Khayrati de l’Imam Jazuli (un célèbre  recueil de prière sur le Prophète (Paix et Salut sur Lui).

D’ailleurs, il est connu qu’elle consacrait le plus clair de son temps, à la lecture ou à la récitation du Conra, sinon, elle formulait des prières en faveur du Prophète (çalatu ala nabi)

 Elle ne manquait jamais à son devoir de solidarité sociale, à travers les aumônes qu’elle distribuait généreusement, sans ostentation ni mépris pour le récipiendaire. C’est par cette constance dans l’adoration de Dieu qu’elle a acquis le titre envié de Jaratul Lahi, la voisine de Dieu

Il est de tradition qu’au moment de rejoindre la domicile conjugal, un jeune marié se voit prodiguer des conseils et recommandations de donne conduite méritoire, afin de réussir sa vie de ménage , et surtout d’ acquérir les faveur de DIEU pas le médium du service rendu à l’ époux  qu’ elle  va retrouver .

    Lorsque vint le tour  de SOKHNA DIARRA, elle a  écoute  patiemment, poliment  tous que son for intérieur, elle considérait comme très en de ses propres résolutions. Alors cherchant, à son habitude, l’inspiration divine dans les Saintes écritures, elle ouvrit son  Coran qu’elle avait toujours à portée de main .Elle tomba    sur le verset  attestant que, Muhammad (PAIX  et SALUT sur Lui ) est le dernier des  Envoyés.                 

Sa  résolution fut aussitôt prise.  Par  ses  actes méritoires auprès de l’époux que Dieu lui a choisi, elle allait  entreprendre de gagner en grâces  si    Elevées que,     n’eut  été cette parole divine, qui  mettait fin à la liste des Envoyés, elle aurait compté à coup sur,    l’un de enfants eux   parmi sa  progéniture. Mais qu’à  cela ne tienne : l’un de ses enfants an  moins,  aura au service du Meilleur des hommes (P.S.L.), un renom si immense que , partout ou  l’on glorifiera la primauté de Seydina Muhammad (PSL) parmi les autres Envoyés et la pertinence  supérieure de la mission de cet Elu (PSL), l’on assistera de même sa prééminence parmi les serviteurs de ce Messager Ultime (P.S.L)                                                                                                                              

 Ainsi, Sokhna DIARRA, uniquement soucieuse de se conformer en toutes  choses, aux recommandations de DIEU, allait entreprendre (résolution prise , au demeurant, bien avant son mariage), de se dévouer corps et âme  à son époux, uniquement pour gagner l’agrément du Créateur. Et , sans rien attendre en retour, elle a toujours accompli son devoir, fait de respect scrupuleux et de soumission totale, à la volonté de cet époux.

Par exemple, faute d’avoir reçu un contre ordre de Serigne Mama Mor Anta Sally Mbacké (son époux), il lui est arrivé de passer une nuit entière sous la tornade, agrippée à un pan de clôture  alors que celui là même qui lui avait ordonné de procéder ainsi, était, depuis longtemps, allé exécuter ses adorations nocturnes, dans sa chambres, en l’oubliant sur place.

Une autre fois, plutôt que de déroger à l’ordre d’apporter  de l’eau que lui avait donné son époux, elle a préféré se jeter dans le puits, avec la ferme intention de se servir directement à la nappe pour satisfaire son maître. La raison, c’est qu’elle  n’avait pas trouvé de corde sur place, pour tirer le précieux liquide. Cet épisode, si retentissant, est demeuré gravé dans la mémoire collective des croyants de ce pays. Il a été, par la, suite , chanté , magnifié par tous exégètes du Mouridisme, qui s’en sont servi comme base argumentaire, pour instruire nos consoeurs, sur leurs devoirs vis-à-vis de leurs époux.

C’est dans la bonne humeur, et sans préjudice pour tous ses devoirs de civilités a l'égard des hôtes de son époux, qu’elle s'occupait elle-même de ses travaux domestiques et de l'entretien de son foyer. Quand on connaît l'environnement hostile de Porokhane à l'époque, avec la sécheresse et la chaleur qui caractérisent cette partie du Sénégal, on peut mesurer combien étaient durs les travaux accomplis dans ces conditions.

Pourtant, Soxna Diarra ne s’est jamais plainte, n’a jamais rechigné à la tache, pour la seule gloire de Dieu et son prophète (Paix et Salut sur Lui).

L' EXEMPLARITE DANS LES RELATIONS SOCIALES

Soxna Diarra a acquis la réparation d'une femme très sensible aux maux d'autre et, selon les circonstances, elle savait moduler ses interventions, toujours dans un sens utile à ceux qui en bénéficiaient:

    -couvertures aux personnes âgées en période de froid,

    -eau fraîche à profusion en période de chaleur, etc.

 Comme le chante Cheikh Samba Diarra Mbaye.

Elle s'est évertuée à crées un climat de sérénité et de paix dans la famille de son époux. Elle savait trouver le moyen de crées une parfaite entente avec ses co-épouses.Sa tante Sokhna Anta Ndiaye Mbackéet mére de Serigne Anta Mbacké, Borom Gawaneet  sa jeune soeur Sokhna Fati Issa Diop, mére de Mame Thierno Birahim, Borom Darou.Une exquise convivialité et un profond respect ont toujours été la base de ses rapports avec les parents et hôtes de son époux. Quant aux voisins, ils ont, de tout temps, eu à se félicité de ses conseils, et de sa serviabilité jamais prise en défaut. Jamais elle n'a ménagé son secours aux nécessiteux qui s'en ouvraient à elle à propos de leur problème.

  Ce qui est important à souligner c'est que Sokhna Diarrasavait donner. C’est-à-dire, jamais l'ostentation dans le geste de donner, n'a, de sa part, entaché ses actes, ni attenté à la sensibilité, ou à l'honneur de confier à elle pour un conseil, sont assurés d'une discrétion aussi totale que celle d'un sépulcre.

SON ROLE D'EDUCATRICE

Dans son livre  (les  Bienfaits  de  l'Eternel),  Serigne  Mouhammadou  Bassirou  Mbacké nous apprend que, malgré le lourd fardeau des travaux domestiques et le service de son époux, Soxna Diarra savait trouver le temps de s'occuper de l'éducation et de la formation de ses enfants. Elle aimait raconter l'histoire des saints, et des pieux anciens, afin que leur vie leur serve d'exemple, de référence, Ses méthodes pédagogiques ont eu un tel succès, que pour en témoigner, évoquons, tel qu'il est décrit, un des sites qu'on peut visiter, lors d'une ziarra, à Porokhane.

Aujourd'hui encore, on trouve le reste de l'arbre sous lequel, à douze ans, Sergine Touba, le fondateur du Mouridisme, se retirait déjà seul avec sa tablette de Coran; C’est là, qu'à cet âge, il se réfugiait, chapelet en main, pour s'entraîner à méditation et à la retraite spirituelle, sur le modèle des vertueux anciens de l'histoire de l'Islam, dont sa Sainte Mère lui racontait l'épopée. C’était en 1864.

Sokhna Diarratulah a quitté ce bas monde 2 ans plus tard en 1866 à l'âge de 33 ans. Une vie bien courte mais oh combien remplie.

N'est-ce pas : « qu’une âme bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années ? Cette maxime trouve tout son sens, dans ce cas précis. André MALREAUX dans la « Condition humaine* disait fort à propos : « que la vie ne vaut rien mais que rien, ne vaut une vie »

 Celle de Sokhna Diarratulah en vaut des milliers d’autres longues, et insignifiantes, ou pires, parsemées de péchés. Dans sa vie de croyante, d'épouse, de mère, force est de découvrir que le cursus de Soxna Diarra est si exemplaire que DIEU l'a comblée de grâce. L’agrément de son œuvre est visible à tout point de vue.

Cependant, nous nous intéresserons à trois niveaux principalement:

-le charisme de sa progéniture,

-son rang auprès de DIEU,

-et la pérennité de son oeuvre

LE CHARISME DE SON PROGENITURE

Il est admis que, dans le séjour terrestre, l'agrément de l'oeuvre d'une femme, peut être évalué de la baraka, qui s'attache à sa progéniture. On voit alors que, Sokhna Diarra a toutes les raisons d'être satisfaite de son oeuvre : ses enfants, au nombre de quatre, ont tous été, au-dessus du commun des mortels :

-       Sergine Mame Mor Diarra Docteur   jurisconsulte, il avait l’habitude,  chaque nuit, d’accomplir cent rakkas avant de procéder à la lecture complète du Coran.

-       Serigne Habibou Lahi  Décédé à la fleur de L’age, il avait, selon Cheikh Ahmadou Bamba lui-meme, un rang  très élevé auprès de DIEU. Dura  sa résidence surveillée  à Diourbel (1912-1927), le Cheikh se rendait à son mausolée au village de « Khourou Mbacké* en guise de ziarra permanente.

     -       Sokhna Fatima Elle a été rappelée à DIEU dés sa plus tendre enfance, mais, de l’aveu de Cheikh Sidiya (guide spirituel de la Zaouia     Mauritanienne), les anges se relayaient sur sa tombe, pour besoins d’une Ziarra permanente

   -       Le Cheikh Lui-meme Pour camper le personnage, reportons-nous à ses propres paroles : « Mon rang est inscrit dans une courbe ascendante, qui ne connaîtra jamais de decrescendo. Et, celui, parmi les créatures, qui s’avisera de tenter d’inverser cette trajectoire, signera par là,  sa  propre déchéance  de  manière irrémédiable. »

SON RANG AUPRES DE DIEU

Pour évaluer le rang élevé que Soxna Diarra Bousso a acquis auprès de Dieu, rapportons quelques propos de Sergine Abdoul Ahad Mbacké (troisième Khalife de Cheikh Ahmadou Bamba), lors de l’appel du Magal 1979.Il y relate le fait suivant :

…lorsqu’au cours de son exil au Gabon, Cheikh Ahmadou Bamba  fut précipité au fond d’un abîme insondable ; il eut à récuser les offres de secours, des anges  des catégories les plus élevées en grade, pour la raison qu’ils n’avaient  reçu de Dieu, aucun mandat d’intervenir. C’est à ce moment qu’il sentit une force irrésistible, le saisir par les épaules, pour le hisser hors de sa « prison, avec, comme seul commentaire, que les mots suivants : « Va poursuivre ta Mission ». Se retournant,  le  Cheikh vit alors que c’était sa Sainte Mère qui venait de signer cette superbe prouesse.

    Aujourd’hui, nous mesurons la plénitude de ce haut rang au fait que tous les vœux prononcés à Porokhane, sur son mausolée, sont, à coup sur exaucés. D’autre part, ses homonymes sont assurés du paradis, de  même que leurs qui ont l’heureuse idée, de leur choisir une marraine, aussi comblée de grâces divines.

LA PERENNITE DE SON OEUVRE   

Le temps, si prompt à estomper le souvenir des hommes le cœur de leurs semblables, ou mêmes à détruire les monuments les plus altiers, n’au aucune prise sur l’œuvre de Sokhna  Diarra qui est intemporelle. En effet, chaque jour qui passe, voit cette somme de hauts faits, encore plus magnifiée, revivifiée par les hommes et les femmes qui y voient unabreuvoir, aussi miraculeux qu’inépuisable, rempli du nectar le plus délectable : l’inspiration la plus pure, pour parfaite leur vie de croyant. Les signes pour attester de cet état fait sont nombreux.

 1 – Les homonymes

Dans l’imaginaire des croyants, Sokhna Diarra incarne les vertus de L’islam, et symbolise de Dieu, à un point tel que, chacun souhaite avoir un enfant qui porte son nom, avec l’espoir de gagner des avantages cités plus haut. Serigne Moustapha Bassirou Mbacké a avalisé la construction d’une école polyvalente de jeunes filles (1.000 élèves âgées de 7 ans, toutes homonymes de Sokhna Diarra.  La durée du cycle est de 4 ans : 2 années d’apprentissage de la gestion du foyer.

Un coup d’œil dans notre environnement nous permet de faire un constant : que de véhicules, de télécentres, de magasins, d’entreprises ont choisi le nom de Sokhna Diarra comme raison sociale ! Tous ont la forme conviction qu’un tel procédé, ne peut engendrer que bénéfices, tant la baraka de la marraine est grande

D’ailleurs, ne tenons-nous pas de Ghazali, que le fait de donner le nom d’un Saint, qui a rencontré l’agrément de Dieu, à son enfant, est un moyen de faire rejaillir sur lui, l’aura de l’homonyme, et de lui faire acquérir certaines des qualités qui l’ont distingué aux yeux de Dieu ?

Des milliers de dahiras au service de Mame Diarra, Serigne Moustapha Bassirou Mbacké a fait une fondation dynamique.

 2 – La ziarra de Porokhane 

 A notre connaissance, Sokhna Diarra est la seule femme dans l’histoire de l’islam à bénéficier d’une Ziarra (Magal) et d’une telle aura. Cette ziarra croit d’année en année en ampleur, en importance en nombre de pèlerins.

Il est peut-être bon de signaler que, contrairement, à tous les autres magal, qui commémorent un événement relatif à la vie de la communauté, celui de Porokhane  ne  correspond à aucune circonstance. Il n’a pour but que de rendre hommage à la Sainte Mère du Maître  Vénéré Khadimou Rassoul.

 Le Mausolée de Mame Diarra est le centre de gravité de Porokhane, dont il fait d’ailleurs la renommée. L’illustre Sainte y fut inhumée en 1866. Le village était retombé dans l’oubli après la mort de Maba Diakhou en 1867 : tous les guerriers et chefs religieux qui avaient participé à sa Djihad, avaient regagné leur terre d’origine et Mame Mor Anta Sally, père du Fondateur du mouridisme que Maba avait installé à Porokhane avec sa famille, était retourné au Cayor avec Lat Dior.

Parmi les rares personnes qui étaient restées sur le terroir, il y avait un certain Cagny, d’ethnie ouolof.  Chaque nuit, une lumière lointaine lui apparaissait à l’Ouest de sa maison. Quand en 1912, Cheikh Ahmadou Bamba revint de sa déportation en Mauritanie, Cagny se rendit auprès de lui à Diourbel pour s’enquérir de ce phénomène. Le Cheikh lui fit, ainsi qu’à ses compagnons de voyage, une description de tous les objets qui matérialisent la tombe de Sokhna Diarra.

Aussitôt, celle-ci localisée, sur la base des indicateurs fournis par le Cheikh, Cagny n’eut plus  ses visions.  Par la suite, Cheikh Ahmadou Bamba dépêcha son fils le savantissime Serigne Bassirou Mbacké sur les lieux. La tombe fut entourée de piquets en bois et, chaque année, Serigne Bassirou revint s’y recueillir.

Après le rappel à Dieu du Cheikh, une dizaine de ses talibés habitant le Saloum demanda à Serigne Bassirou l’autorisation d’organiser un Magal (commémoration) à Porokhane. C’est le point de départ d’une manifestation ampleur, que nous observons aujourd’hui.

 Serigne Bassirou fit construire une concession dans le village et, en 1952, y dirigea personnellement son premier Magal.

Lorsqu’en 1966 Serigne Bassirou disparut, son fils aîné Serigne Moustapha Bassirou Mbacké prit le relais. Il donna une nouvelle impulsion au Magal de Porokhane. Il commença par réorganiser le village. Déjà en 1970 , il y avait fait construire  une résidence et c’est en 1983, que fut reconstruire le mausolée, d’abord en 1971, une seconde fois en 1983, et une troisième fois en 2005. Rappelons que le nouveau Mausolée, est en construction avancée et que la participation de toutes et de tous est souhaitée. Rendez-vous le 10 juin a la place Mazalikoul Djinane pour l’après-midi consacrée à Mame Diarra et la récolte des contributions pour les travaux d’achèvement de cet important monument de la gloire de Sokhna Diarra.

 3 – Le puits de Mame Diarra : source bénite

Nous sommes à Porokhane vers 1865. Dans cette contrée écrasée de soleil, l’eau est une denrée rarissime. C’est l’heure de la prière. Et il faut obligatoirement de l’eau pour les ablutions qui, comme chacun le sait, sont un préalable à toute prière en Islam. Serigne Mor Anta Sally (père de Serigne Touba) qui s’apprêtait à accomplir sa prière se demandait ou il pouvait trouver un peu de ce précieux liquide.

Aussitôt qu’elle entendit les sollicitations de son époux Mame Mor, Sokhna Diarra s’empara d’une bouilloire, et se rua vers le puits, distant du village, de  quelques certaines de mètres. Là, rien qui puisse servir à tirer de l’eau. Sans hésiter, elle se jeta dans le puits. La panique s’empara du village. Aussitôt informé, Serigne Mor adressa à Allah une supplique pour que son épouse sorte indemne de ce puits. Au demeurant, il n’avait aucun doute, que sa prière allait être exaucée, compte tenu de la noblesse de l’intention et l’a acte de dévotion manifeste.

L’émoi surmonté, les villageoise organisèrent les secours. L’on descendit des cordes pour remonter l’héroïne.Ô Miracle ! La première apparition fut celle de la bouilloire sur la tête de la Sainte sortie saine et sauve, sans la moindre égratignure.

Sokhna Diarra et sa Ziarra ont inspiré une impressionnante production littéraire qui est le fait de membres de sa noble famille, mais aussi de grands disciples de Cheikh Ahmadou Bamba, au rang desquels se distinguent Serigne Moussa  KA, Serigne Mbaye DIAKHATE et Serigne Samba Diarra MBAYE , spécialisés en wolofal (production en langue wolof).

Combien de « chanteurs religieux » lui doivent aujourd’hui, renommée et fortune ? Son extraordinaire destinée, à leur inspiré des airs qui ont rencontré un succès inespéré, quasi miraculeux, dirait-on. Sans exagérer, on peut affirmer que nombre de personnes  tirent de substantiels revenus de son seul panégyrique.

 

(extrait de la conférence animé par Mme Sokhna Dieng Mbacké pour l'association des soeurs unis de Sicap (AFSUS) le vendredi 02 juin 2006 au café de Rome ).

karacom.org

 

 

 

 

 
 
 
 
 

 

 

 

Derniers articles publiés